Balade dans les Landes de Locarn

5.3km

Moyen

Vaste étendue au cœur du Centre Bretagne, le site des landes de Locarn et des Gorges du Corong nous offre des paysages uniques.
D’apparence sauvage, la lande nous dévoile sa somptueuse étendue d’or et ses richesses exceptionnelles : faune, flore, histoire sauront captiver votre attention.
A quelques pas, mystère de la nature, le chaos rocheux laisse place à l’imaginaire.
S’arrêter, observer, s’émouvoir, comprendre l’histoire de ce paysage que l’homme a voulu préserver, une histoire qui vous sera contée pas à pas.

Balisage : suivre le busard Saint Martin, oiseau emblématique du site (voir photo ci-dessus).

Livret d’interprétation téléchargeable en cliquant sur « imprimer ».

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Points d’intérêts

  • 1 Départ : parking de Quélennec

  • 2 Messagères du printemps

    L’hirondelle de rivage : opportuniste, l’hirondelle de rivage, plus petite que les autres hirondelles, creuse un tunnel de 0,50 à 1 m de long qui se termine par une cavité, aussi bien dans les falaises terreuses littorales que dans les berges érodées par le courantdes rivières. Ici, la carrière est un milieu artificiel qui reconstitue l’habitat naturel de reproduction de l’oiseau. La plupart des colonies se déplace d’année en année, puisque ces milieux sont par définition instables.

  • 3 Vestiges du passé

    Isolés, groupés en files ou en enceintes, les menhirs ont été érigés au Néolithique (5000 à 2000 av. J.-C.), en des lieux fort divers : sommet ou flanc de coteau, fond de vallée, proximité de sources. À cette époque, l’homme commence à se sédentariser et à marquer son territoire. Bien vite l’organisation de la vie du clan nécessite dedéfricher les terres pour les cultiver. C’est d’ailleurs à cette époque que la lande apparaît. Dressés verticalement comme des piliers, on suppose que les menhirs auraient été utilisés pour marquer le territoire, comme objets de culte ou encore comme repères dansle paysage. Nombreux d’entre eux ont été détruits au cours de l’histoire : tombés au sol, abattus ou réutilisés par le christianisme. Il est donc très difficile de retrouver une logique dans la position géographique de ceux qui ont résisté. Mais comment les hommesdu Néolithique ont-ils pu dresser ces menhirs avec leurs outils peuélaborés ? Petite leçon de Breton :Mein hir = la pierre longuePeulven = la pierre deboutMein Saon = la pierre dressée

  • 4 Un habitat diversifié

    L’Engoulevent est un oiseau mangeur de papillons nocturnes. Il s’active à la tombée de la nuit et signale sa présence par son chantqui ressemble à la pétarade d’un vieux moteur.

  • 5 Le Minez Guellec, souvenir de taille de pierre

    Autrefois exploités par les paysans, on trouve encore dans les landesdes blocs qui ont été travaillés et qui témoignent d’une ancienneactivité (entailles dans la roche). Habile procédé : l’homme pratiquait au burin des entailles espacées et alignées selon l’épaisseur de la pierre voulue. Il enfonçait des cales de bois dans ces entailles qu’il mouillait ensuite. Le bois humidifié se dilatait et la roche cédait sous la pression.

  • 6 Entre schiste et granite

    Ce paysage est le résultat, il y a 360 millions d’années, de déformations diverses et de conditions climatiques extrêmes (tantôt chaudes et humides de type tropical, tantôt plus tempérées ou froides).L’altération des roches en place et l’érosion qui évacue les débris ontcontribué au cours du temps à façonner ce relief accidenté, opposantles dômes granitiques à la plaine schisteuse.

  • 7 Le bois du Plessis

    Ici, les essences présentes sont caractéristiques d’un climat sous forte influence océanique : humidité atmosphérique élevée et constante, peu de gelées en hiver, douceur en été : if, myrtille, houx.

  • 8 Charbonniers… charbon de bois

    Le charbonnier édifiait sa meule à partir de bûches de chênes,rangées verticalement autour d’une cheminée centrale.L’ensemble était soigneusement recouvert de mottes d’herbeet de terre, afin d’empêcher le bois de s’enflammer.La meule brûlait lentement, à l’étouffée, environ une semaineet exigeait une surveillance constante de la part du charbonnier,pour éviter l’incendie. Le travail était difficile car il dégageaitbeaucoup de poussières et de chaleur.La proximité d’une source d’eau (ruisseau du Follezou) permettaitde réguler la température et d’éteindre la meule si elle s’enflammait.

  • 9 Les gorges du Corong

    D’ici, retrouvez le chemin sur l’autre rive et prenez à droiteen longeant le petit muret. On raconte que ce mur de pierres, qui entourait toute la forêt de Duault, aurait été construit au XIIIe siècle par les paysans qui élevaient des étalons et des sangliers sur les terres des Templiers.Mais une légende raconte également que ce bois aurait étéentouré par le diable en une nuit afin de l’isoler.

  • 10 Le chaos rocheux, mystère de la nature

    Mystère de la nature, le chaos rocheux nous dévoile les secrets de son existence. Si vous observez attentivement cet amas rocheux, vous aurez déjà des éléments de réponse pour comprendre les mécanismes qui ont conditionné la formation du chaos.1 Au début, nous avons une roche granitique sur laquelle apparaissent des fissures. 2 L’eau par infiltration entraîne une altération chimique de la roche en éléments fins.3 Les éléments fins sont entraînés par le ruisseau. 4 Les blocs rocheux s’individualisent et s’amoncellent sur place.Mais pourquoi le chaos s’est formé à cet endroit du site ?La présence d’une faille en ces lieux a conditionné le passage duruisseau du Follezou. Ces deux éléments combinés ont accéléréle phénomène d’érosion. Le Follezou continue encore aujourd’hui son travail de sape souterraine.La légende raconte qu’un géant nommé Boudédé, premier homme de Bretagne passant près du ruisseau, aurait jeté là les cailloux qui encombraient son soulier. Ceux-ci auraient poussé là, formant ainsi le chaos.

  • 11 L’arbre évocateur

  • 12 Le moulin du Corong

    Sur les rives du Follezou, trois moulins étaient encore en fonction dans les années 50, dont celui du Corong. Il était utilisé pour la production de farine de froment et de blé noir, ainsi que pour le broyage de céréales (avoine, orge, blé…).Le bief servait à dériver le cours du ruisseau vers le moulin, où la force hydraulique était utilisée pour faire fonctionner les tournants. »À l’époque, les propriétaires des moulins du Corong et de Lopuen étaient des copains. Alors ils avaient imaginé une coopération très astucieuse en période de forte sécheresse. Tu vois ici, l’étang du Corong constituait une réserve d’eau très appréciable. Du coup quand le meunier décidait de faire fonctionner son moulin, il allait planter un drapeau blanc sur les hauteurs des landes. En apercevant le signal, son ami à Lopuen savait que trois heures plus tard, l’eau lâchée de la réserve arriverait au niveau de son moulin. Alors il pouvait se préparer à le faire fonctionner. »

  • 13 La lande, ressource naturelle ?

    La lande n’est pas stable dans le temps. Elle évolue à long terme vers des fourrés préforestiers et des boisements. Lorsqu’elle est jeune, la lande est constituée majoritairement de graminées(Molinie bleue, Agrostide à soies…), puis de bruyères. Petit à petit, en vieillissant, les ajoncs prennent le dessus et forment des fourrés denses.

  • 14 L’homme et la nature… un équilibre fragile

    Tous ces milieux que l’on dit « naturels » témoignent en fait de l’action de l’homme sur la nature. Chaque paysage est à l’image de l’évolution des pratiques de gestion. Au début du XIXe siècle, la fauche et le pâturage dans les landes, ainsi que l’utilisation des prairies favorisaient l’ouverture du milieu. Aujourd’hui, l’abandon des usages anciens dans les landes entraîne leur vieillissement. Les pratiques sylvicoles récentes sont à l’origine de l’introduction d’espèces résineuses non locales sur le site.Ces boisements privés vont conduire peu à peu à l’homogénéisationet à la fermeture du paysage au détriment de la biodiversité.La restauration de la lande, ici, permettrait de retrouver un paysageouvert sur la vallée.

Adresse de départ
22340 Locarn

Itinéraire – Accès