
Autrefois, la plupart des danses avaient pour finalité officielle de tasser la terre avec des sabots de bois afin de réaliser un sol de terre battue pour une maison, ou une aire pour y battre le blé au fléau), d'où la présence de figures incluant des battements de pied. On réunissait ses voisins et amis pour accélérer le travail. L'Église proscrivait alors les danses « kof-a-kof » (ventre à ventre, c'est-à-dire les danses en couples). Ces fêtes étaient l'occasion pour les jeunes de se rencontrer et de s'évaluer, sur le plan social, grâce aux habits, et celui de la résistance à la fatigue, une même danse durant parfois très longtemps avec des pas complexes et rapides demandant effort et technique.
Aujourd'hui, les danseurs recherchent surtout le plaisir de danser en groupe pour partager un moment privilégié tous ensemble. Beaucoup parlent d'une certaine osmose et parfois d'états de transe atteints grâce à la musique puissante et répétitive, et à l’effort physique.

En savoir plus sur les programmes de fest-noz en Bretagne
http://www.fest-noz.net/
http://www.tamm-kreiz.com/kalon/tk.php |
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Les danses
Il existe des centaines de danses traditionnelles, dont les plus connues sont : les gavottes, l'an dro, l'hanter dro, le plinn et la scottish. Lors d'un fest-noz, on pratique les danses en chaîne ou en cercle (tout le monde se tient par la main), les danses en couples, et les danses «chorégraphiées», c'est-à-dire en agrémentant les danses d'éléments artistiques bien définis (enchaînements, figures, etc.).
La musique
La musique que l'on peut entendre dans ces fêtes est de trois types : chantée a cappella (kan ha diskan, ...), en musique ou purement instrumentale. Avant l'invention des microphones et des instruments amplifiés, les instruments les plus utilisés étaient la bombarde et la cornemuse bretonne (biniou kozh), du fait de leur puissance sonore. On trouvait aussi l'accordéon diatonique, la clarinette, plus rarement le violon et la vielle à roue. Après la seconde guerre mondiale, la cornemuse écossaise (biniou bras) s'est généralisée en Bretagne grâce aux bagadoù : elle a alors fréquemment pris la place du biniou-kozh. La clarinette simplifiée (treujenn-gaol en breton, ou trognon de chou) avait quasiment disparu mais elle bénéficie d'un fort regain d'intérêt depuis quelques années.
Au-delà des instruments traditionnels, il existe aujourd'hui des groupes aux tendances très variées, du rock, jazz (Diwall, Skeduz,...) au punk en passant par les mélanges de tous les pays. Les instruments à cordes (violon, contrebasse, guitare acoustique, guitare électrique, guitare basse) et les percussions nord-africaines ont été depuis longtemps adoptés. À des degrés divers, certains groupes de Fest-Noz utilisent aussi les claviers électroniques et les synthétiseurs (Strobinell, Sonerien Du, Les Baragouineurs, Plantec...). Les cuivres font actuellement de plus en plus leur apparition, apportant souvent avec eux des sonorités proches de celles des musiques des Pays de l'Est.
Le déroulement
Il n'y a pas de déroulement standard, mais on peut noter l'existence régulière de « scène ouverte » : avant l'arrivée d'un groupe renommé, la scène est disponible à tout musicien, chanteur ou groupe volontaire... et ce sont souvent ces derniers qui font danser à la fin de la fête les irréductibles danseurs et danseuses toujours demandeurs.
Entre chaque groupe, de courtes pauses permettent aux danseurs de se restaurer avec généralement au programme des crêpes, des « galettes saucisses », des fars bretons, du kouign amann et en boisson du cidre, du jus de pomme, de la bière ou encore du chouchen. |